Traitement des maladies du foie liées à un déficit en AAT
Dernière mise à jour : le 16 juillet 2009
Il n’existe pas de traitement spécifique contre les maladies hépatiques liées au déficit en AAT. On n’a pas encore mis au point de traitement qui prévient l’apparition de telles maladies ou qui en ralentit l’évolution. Il reste que les personnes ayant un déficit en AAT doivent éviter de prendre des substances qui pourraient endommager davantage leur foie (p. ex., alcool, drogues illicites et certains médicaments d’ordonnance). Il est par ailleurs essentiel qu’elles adoptent une alimentation saine et équilibrée, riche en fruits et en légumes afin de fournir à leur foie les antioxydants dont il a besoin pour se protéger des inflammations.
Lorsque l’atteinte hépatique s’aggrave, la plupart de ses complications doivent être traitées. En voici quelques exemples :
-
Les pertes d’appétit et de poids peuvent être prises en charge avec l’aide d’un diététiste.
-
Les démangeaisons peuvent être soulagées par des médicaments comme l’acide ursodésoxycholique, la cholestiramine et la rifampicine.
-
La rétention d’eau peut être traitée en limitant la teneur en sel des repas et en prenant des diurétiques.
-
L’hémorragie intestinale est une complication grave, quoique rare, qui nécessite une hospitalisation immédiate comportant l’administration d’un traitement médicamenteux, une transfusion sanguine et, habituellement, une endoscopie.
Parfois, la survie du patient dépend d’une greffe du foie. Bien heureusement, les études indiquent que seul un faible pourcentage de personnes ayant une maladie de foie liée à un déficit en AAT doit en arriver là. Dans les centres d’études cliniques, on a constaté que des personnes atteintes d’une grave maladie hépatique parvenaient à mener une vie relativement normale pendant un long laps de temps, sans voir leur fonction hépatique se détériorer davantage. Après une greffe du foie, le greffon produit et libère dans la circulation sanguine des AAT normales. À proprement parler, le receveur de la greffe n’est donc plus atteint de déficit en AAT.
La greffe du foie (opération qui consiste à greffer à une personne malade un fragment de foie prélevé chez un donneur vivant) est une technique qui a déjà fait ses preuves dans le traitement de diverses maladies hépatiques graves. Cela dit, comme les membres de la famille des personnes déficitaires en AAT peuvent être porteuses d’un ou de deux gènes défectueux, le donneur doit être choisi avec soin pour éviter que la greffe ne crée de nouveaux problèmes.
De nombreux travaux de recherche en cours tentent de trouver comment prévenir les lésions hépatiques et même de trouver certains stratagèmes pour obliger les cellules hépatiques à libérer les AAT emprisonnées. Si ces travaux portent leurs fruits, on disposera enfin d’un traitement curatif du déficit en AAT.
|
Ce site Web a été conçu pour appuyer, et non remplacer, votre relation avec votre médecin.
Il n’a pas pour but de fournir des conseils médicaux précis aux membres de la communauté Alpha-1 Canada, mais vise plutôt à leur présenter de l’information qui les aidera à mieux comprendre leur état de santé et leur maladie.
Alpha-1 Canada n’offre pas de conseils médicaux précis et vous recommande vivement de consulter un médecin qualifié pour obtenir un diagnostic ou pour toute question relative à votre situation personnelle. |